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Goshu le violoncelliste

Isao Takahata | 1981 | Japon

Résumé du film

Goshu est violoncelliste au sein de l’orchestre qui accompagne les projections de cinéma dans une petite bourgade de province du Japon d’avant-guerre. Le jeune homme subit les foudres du chef d’orchestre en raison de sa maladresse et de l’inexpressivité de son jeu musical. Dix jours seulement séparent la formation d’un important concert, au cours duquel sera donnée la « 6ème Symphonie »...

Entamant avec détermination des répétitions nocturnes en solitaire, Gauche va recevoir la visite successive de divers petits animaux – un chat, un coucou, un petit tanuki, une souris et son souriceau –, qui tour à tour vont lui prodiguer leurs conseils ou lui demander son aide.

Pourquoi ce film a été choisi

Par Chloé Vedrenne de Benshi

Tout l’univers du grand Isao Takahata est déjà présent dans ce film, son quatrième long métrage d’animation, tiré d’une célèbre nouvelle de Kenji Miyazawa. Goshu le violoncelliste est un hymne à la musique et à la nature, mais aussi une fable sur l’Homme et son aptitude à se remettre en question. Dès les premiers plans, nous sommes plongés dans la beauté de la campagne japonaise, que nous retrouverons représentée à des époques différentes dans d’autres films du cinéaste. La puissance de la musique, sa double nature, à la fois destructrice et bienfaitrice, se font ici jour au gré des paysages et des rencontres. Comme le veut la tradition japonaise, Takahata se montre fidèle au texte d’origine, mais il n’en oublie pas pour autant de réaliser un film personnel, avec un humour croustillant que nous retrouverons avec plaisir dans des films comme Kié la petite peste ou encore Mes Voisins les Yamada. Ce mélange de rigueur et de liberté, c’est ce que cherche à atteindre le jeune violoncelliste Goshu, au même titre que Takahata et ses collaborateurs en travaillant presque bénévolement sur ce film. Avec les sourcils froncés et des éclairs à la place des yeux, Ludwig van Beethoven a beau n’apparaître que sous la forme d’un portrait accroché au mur, il semble bel et bien vivant, et sa capacité à impressionner Goshu n’a d’égal que sa capacité à nous faire rire. Ce portrait qui n’est pas mentionné dans la nouvelle de Miyazawa n’est qu’un exemple des nombreuses idées de génie de Takahata, mais c’est certainement la plus amusante du film.

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