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Belle et la Bête (La)

Jean Cocteau | 1946 | France

Résumé du film

Un marchand a trois filles – Félicie et Adélaïde et la gentille Belle – et un fils, Ludovic, dont l’ami Avenant est amoureux de Belle. Les dettes de Ludovic ruinent le père qui part. Perdu dans la forêt, il arrive dans un château enchanté. Une terrible créature, une Bête vêtue en seigneur, le condamne à mort pour avoir cueilli une rose puis le gracie, mais exige qu’il renvoie la Belle à sa place. La jeune fille se rend au château où la Bête lui fait mille grâces et la demande en mariage. Malgré sa peur, la Belle s’habitue à la Bête, qui la nuit va chasser comme une créature sauvage. Maintenant vêtue en princesse, la jeune fille souhaite revoir son père qu’elle a vu dans son miroir, malade. La Bête donne alors à la Belle son gant magique qui transporte où l’on veut et la clé de son trésor. De retour chez elle, la Belle se fait voler la clé : Avenant et Ludovic partent alors chercher le trésor. Mais dans son miroir, la Belle voit la Bête qui se meurt d’amour pour elle. Bouleversée, elle remet le gant et revient au château. Les deux garçons ont ouvert la porte interdite : une statue de Diane décoche une flèche à Avenant qui se transforme en Bête. Aussitôt, la Bête à l’agonie, secourue par la Belle, se transforme en Prince et les deux amoureux s’envolent dans les nuages...

Pourquoi ce film a été choisi

Par Nadège Roulet de Benshi,

La Belle et la Bête est tout simplement un film merveilleux. Merveilleux au sens « fantastique » du terme, avec tous les éléments magiques qu’il comporte et que l’on peut attendre d’un conte. Mais merveilleux surtout dans la façon de raconter cette histoire, adaptée du très célèbre conte de Mme Leprince de Beaumont, et de créer de la magie avec du réel, sans aucun effets spéciaux, juste de simples trucages réalisés au tournage. La Belle et la Bête est sans aucun doute un film de poète, écrit à l’encre de la lumière. Cette poésie visuelle, on la doit notamment au grand Henri Alekan, alors au sommet de son art, et à sa maîtrise absolue du clair-obscur, ainsi qu’aux nombreuses références picturales (Johannes Vermeer, Rembrandt, Gustave Doré...) qui créent un univers tantôt réaliste, tantôt fantastique.
Jean Marais y est tout aussi majestueux. Même si son jeu peut aujourd’hui paraître un peu surfait, il incarne le rôle de la Bête avec beaucoup de profondeur, inspirant à la fois répulsion, tendresse et sympathie, et soulignant d’autant plus le contraste avec la douce et charmante Belle.
Cocteau nous transporte ainsi dans un univers où l’irréel devient réel, où la laideur devient beauté. Il nous apprend à regarder autrement et à croire à « l’incroyable ».
Un très grand film de cinéma qui ne cesse d’émerveiller et d’étonner les enfants, autant qu’il fascine les adultes. Il mérite tout particulièrement d’être vu sur un grand écran, surtout depuis sa récente restauration qui rend au film toute sa grandeur et sa puissance visuelle. A voir (et à revoir) absolument.

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Textes issus de Benshi
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Extrait vidéo

Bibliographie

La Belle et la Bête
La Belle et la Bête
Jeanne Marie Leprince de Beaumont et Éric Battut, Bilboquet, 2003. À partir de 7 ans.
Une très belle illustration du conte où partout l’image nous dit que nous avons à faire à une scène, certes d’autrefois, mais tellement actuelle.

Ailleurs

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