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Princess Bride

Rob Reiner | 1987 | Etats-Unis

Résumé du film

Un grand-père lit à son petit fils malade (qui n’aime pas les livres, encore moins ceux qui parlent d’amour) The Princess Bride, histoire de la belle Bouton d’Or au pays de Florin. Elle aime Westley, son valet de ferme, mais il part faire fortune et se fera tuer... Cinq ans après, Bouton d’Or accepte à contrecœur d’épouser le prince Humperdinck quand un étrange trio l’enlève : Vizzini, astucieux Sicilien, Fezzik, un géant et Inigo, champion à l’épée qui recherche l’homme aux six doigts, assassin de son père. Un mystérieux homme masqué délivre Bouton d’Or après avoir tué Vizzini. En fait, c’est Westley revenu sous le nom de « terrible pirate Roberts ». Les deux amoureux fuient le Prince et affrontent les terribles dangers des marais de feu. Mais Humperdinck les rat- trape et Bouton d’Or lui échange sa liberté contre la vie de Westley. Promesse non tenue, puisque le jeune homme est jeté et torturé par le comte Rugen dans le Puits du désespoir... Le véritable amour qui existe entre Bouton d’Or et Westley va-t-il triompher ? Bouton d’Or devra-t-elle épouser Humperdinck ou les amoureux se retrouveront-ils ?

Pourquoi ce film a été choisi

Par Anne Charvin de Benshi,

Quand Bouton d’or demandait quelque chose à son valet de ferme, celui-ci lui répondait toujours : « Comme vous voudrez ». Un jour, elle se rendit compte que cela voulait dire « Je vous aime ». Et elle s’aperçut qu’elle l’aimait aussi. Voilà comment commence l’histoire de Princess Bride, racontée par un grand-père venu au chevet de son petit fils malade pour partager un livre, lu de père en fils depuis plusieurs générations.
Princess Bride est un film malin, qui revisite tous les codes du cinéma d’aventure : ses héros, rusés, beaux et forts, ses vengeances, ses duels, ses magnifiques princesses et ses chevaux blancs, distille une bonne dose d’humour et de distance et se place ainsi, à première vue, aux côtés de films comme Shrek (qui s’en est fortement inspiré). La singularité du film de Rob Reiner vient en fait du récit qui encadre l’histoire de la princesse et qui est bien plus qu’un prétexte pour dérouler un conte intrépide. C’est le sujet même du film, un jeu jubilatoire : l’arrêt ou la reprise de l’histoire, selon le bon plaisir de celui qui la raconte. Et nous spectateurs sommes à la même place que l’enfant, écoutant la même histoire, passant par les mêmes émotions, à la merci du conteur. Quand, à un moment palpitant, le grand-père interrompt l’histoire, c’est au grand dam de son petit fils, et au nôtre ! Et quand l’enfant refuse la tournure que prennent les événements, et la mort d’un personnage principal, c’est en notre nom aussi qu’il s’exprime. Princess Bride n’est donc pas que ce film ironique, qui fait sourire les parents ; il nous invite, chose finalement assez rare, à penser notre place de spectateur. Car si Rob Reiner n’a pas l’air de prendre très au sérieux toutes ces histoires de princes et de princesses, et dépeint chaque personnage d’une manière un peu caricaturale, le charme du film, et sa force, tiennent au fait que malgré l’apparente distance et même l’ironie qui point, le cinéaste croit profondément et sincèrement au pouvoir des histoires. Et à celui du cinéma.

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Bibliographie

Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées
Il n’y a pas d’autruches dans les contes de fées
Gilles Bachelet, Seuil jeunesse, 2008, à partir de 6 ans.
Gilles Bachelet égrène les exemples, nous montrant, preuves dessinées à l’appui, qu’une autruche n’est pas un bon personnage de conte, que cela serait vraiment une erreur de casting! Un livre drôle et farfelu.
La princesse télécommandée
La princesse télécommandée
Christian Oster, L’école des loisirs, 2005, à partir de 8 ans.
Dénouements sans queue ni tête, dialogues plein d’humour...Christian Oster, ce jongleur des mots, nous offre ici des récits pleins d’imagination et de fantaisie. Pour le plus grand bonheur des petits et des grands.
Bill Chocottes, le héros qui avait peur
Bill Chocottes, le héros qui avait peur
Dominique Watrin et Elisabeth Eudes-Pascal, Les 400 coups, 2011, à partir de 8 ans.
Cet album joue sur la mise en abyme du livre et les effets de va-et-vient entre l’histoire et le support livresque sont très intéressants. Un livre drôle qui déjoue les attentes et les clichés.