Les champs * sont obligatoires

Même pas peur !

Juliette Baily, Anne-Laure Daffis et Léo Marchand, Pierre-Luc Granjon, Abbas Kiarostami, Vladilen Vierny | | France, Iran

Résumé du film

Allez hop !

Perchée sur le plongeoir d’une piscine, une jeune femme hésite pendant de longues minutes à sauter.

Le Pain et la Rue

Alors qu’il rentre chez lui après avoir acheté du pain, un petit garçon doit faire face à la menace d’un chien qui l’attend près de sa maison.

La Saint-Festin

C’est bientôt la Saint-Festin, la fête où les ogres dévorent les enfants ! Mais notre ogre vient de perdre ses dents par accident. Comment va-t-il pouvoir participer à la fête ?

Shopping

Un enfant fait des courses dans un supermarché. Alors qu’il lui manque de l’argent, il est obligé de cacher un article sous son short.

La Grosse Bête

Dans un royaume inconnu circule une histoire sur une grosse bête qui viendrait vous manger au moment où l’on ne s’y attend pas. Il suffit donc d’y penser tout le temps et elle ne viendra pas vous croquer ! Les habitants décident alors de mettre au point différents stratagèmes pour réussir à ne plus oublier la bête…

Pourquoi ce film a été choisi

Par Caroline Chalaye, conseillère pédagogique généraliste, IEN Le Puy Sud et ASH  

et Cindy Maroto, conseillère pédagogique à la mission départementale Arts Plastiques


La peur sous toutes ses formes, tel est le thème de « Même pas peur ! » une sélection de cinq courts métrages qui nous a séduites par la diversité des techniques utilisées et par la variété des approches de ce sentiment.

Le Pain et la rue d’Abbas Kiarostami et Shopping de Vladilen Vierny montrent par des micro gestes et des regards le stress vécu par les personnages principaux, ici des enfants.

Le long monologue du personnage de Allez Hop ! de Juliette Baily présente les hésitations d’une jeune femme à plonger et la peur qui grandit en elle.

La Grosse bête de Pierre-Luc Granjon évoque la peur collective construite par les habitants d’un royaume tandis que La Saint-Festin d’Anne-Laure Daffis et Léo Marchand aborde le cannibalisme de façon humoristique grâce au personnage de l’ogre.

La peur surgit donc inexorablement dans ces 5 courts que ce soit par le biais de la bande son, d’une voix off, d’un cadrage ou encore par l’arrivée brutale d’un personnage. Une façon pour les élèves de regarder la peur en face, d’appréhender ces mécanismes, de l’expérimenter pour mieux pouvoir la dépasser, la maîtriser, la contrôler.

La diversité plastique des courts métrages est une mine d’or pour mettre en place les prolongements en arts plastiques. La thématique de la peur peut être travaillée à partir de pratiques artistiques très riches dans le cadre du Parcours d’Education Artistique et Culturel : collage, photomontage, travail au crayon, création d’une bande son off, stop motion… La transversalité de la thématique permet également d’investir différents domaines des programmes des cycles 2 et 3 comme l’Enseignement Moral et Civique (Débat à Visée Philosophique) et la littérature notamment.

Le caractère universel et intemporel de la peur trouve un écho auprès de chaque spectateur·rice.

À voir sans modération !

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